Communiqué de presse du 11 novembre 2016 : BPost doit demeurer majoritairement public et mettre fin définitivement à ses velléités de rachat de PostNL.

Communiqué de presse du 11 novembre 2016 : BPost doit demeurer majoritairement public et mettre fin définitivement à ses velléités de rachat de PostNL.

Communiqué de presse du 11 novembre 2016 : BPost doit demeurer majoritairement public et mettre fin définitivement à ses velléités de rachat de PostNL.

Le 6 novembre dernier BPost annonçait officiellement, et ce n’était pas réellement une surprise, son souhait de racheter PostNL pour un total de 2,5 milliards d’euros. Ce jour, cette tentative de rachat vient d’être repoussée officiellement par le groupe hollandais.  Il n’est toutefois pas du tout acquis que ceci soit le dernier épisode de cette saga.

Nous sommes opposés à cette acquisition pour diverses raisons.  Nous le sommes parce que la somme considérable déboursée pour un tel rachat constituerait la promesse de nouveaux sacrifices pour le personnel de la poste et d’une nouvelle baisse de la qualité du service rendu aux usagers.  Pour rappel, depuis la privatisation partielle de cette entreprise publique, nous avons déjà connu la fermeture de 650 bureaux de poste (soit la moitié des bureaux de poste du pays), l’augmentation de plus de 80% du prix du timbre, les plans Géoroute successifs, et 15.393 équivalents temps-plein sacrifiés (de 2003 à 2014). L’annonce de la possible création d’emplois mise en avant par la direction de BPost et par le gouvernement fédéral pour justifier cette offre d’achat nous semblait d’ailleurs très peu réaliste.

D’autre part, la procédure d’achat qui était proposée serait passée par une baisse de la participation de l’Etat dans BPost. L’Etat qui possède aujourd’hui la majorité de BPost aurait vu sa participation passer largement sous le seuil des 50%. Nous tenons à rappeler que nous avons déposé un recours auprès de la Cour constitutionnelle le 12 juillet dernier, recours soutenu par un large panel de personnalités de toute la gauche politique, syndicale et associative, afin de tenter d’empêcher une telle perspective. Par ce recours, nous demandons l’annulation de la loi du 16 décembre 2015 modifiant la loi du 21 mars 1991 portant réforme de certaines entreprises publiques économiques. Cette loi autorise la privatisation totale des entreprises publiques – BPpost et Proximus dans un premier temps – et ouvre la possibilité d’une extension de la mesure à la SNCB par simple arrêté royal ce qui constitue à notre estime une délégation de pouvoir dangereuse du législatif à l’exécutif.

A l’opposé de la philosophie de l’actuel gouvernement et de la direction de BPost, nous sommes convaincus que nous n’avons aucun intérêt à voir l’Etat se désengager des entreprises publiques alors que plusieurs réinvestissements doivent être imaginés afin de répondre aux défis environnementaux et sociaux de demain. L’option stratégique qui préside à la tentative de rachat de PostNL est le développement du marché des petits colis.  Ceci mériterait une véritable réflexion de nos élus quant aux conséquences sociales et environnementales d’une telle stratégie : fermeture des commerces de proximité au profit de grandes centrales d’achat étrangères – tel le géant américain Amazone – ce qui va causer chez nous des pertes d’emploi conséquentes ainsi qu’une explosion des émissions de gaz à effet de serre liés au transport.  Le rôle d’une entreprise publique ne serait-il pas au contraire d’aider au développement de l’emploi local ?

Dans le contexte actuel, nous appelons à continuer la mobilisation contre la privatisation des entreprises publiques en signant (comme l’ont fait 2000 personnes) notre pétition accessible via le site sauvonslepublic.be

Contacts presse : Pierre Eyben (0477/20.29.53) et Marie-Françoise Lecomte (0496/50.90.25)

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